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Le français vu du ciel – Marion Charreau

Ce livre est un ovni !

Au milieu entre carte mentale et sketchnote, entre leçon de grammaire et livre illustré, je n’ai pas encore trouvé comment utiliser correctement cet ouvrage. Pour le moment il est dans ma bibliothèque, comme un bel objet, que je feuillette de temps en temps, avec toujours un sentiment d’inachevé.

Ce n’est pas un livre à utiliser tel quel dans les cours. Il faut s’en inspirer, créer ses propres planches, ou alors l’offrir à un enfant ou à une personne qui a des difficultés en français.

Je trouve fascinant, dans ma démarche de mise en image de mes cours, de tomber sur un tel travail.

Je vous mets quelques extraits ci-dessous.

 

Apprendre autrement avec la pédagogie positive – A. Ajoun, I. Pailleau

J’ai acheté ce livre pour espérer trouver des techniques, méthodes pour aider mes élèves en difficultés voire échec ou abandon. J’ai pu prendre en note quelques éléments mais globalement il s’agit surtout d’un livre à destination des parents (et pourquoi pas des élèves.

Une première partie intitulée « L’apprentissage dans tous ses états » nous rappelle les pré-requis pour un bon apprentissage, les messages négatifs encrés dans la tête des enfants qui sont un frein à leur apprentissage. « Je n’arrive pas à faire ce chapitre en maths » devient « je suis nulle en maths » puis « je n’aime pas les maths » pour finalement aboutir à un blocage total. Un déblocage peut un jour survenir, par un enseignement différent ou par des chapitres innovants. Mais les barrières auront du mal à tomber.

La seconde partie explique quelles sont les conditions devant être réunies pour « Apprendre avec l’approche tête, coeur, corps » : l’attention, l’intention… préparent à la mémorisation et à l’apprentissage.

Enfin, une troisième partie évoque quelques méthodes à développer telles que le mind-mapping, le sketchnoting.

Ces auteurs ont également contribué à Travailler avec le sketchnoting et Apprendre avec le sketchnoting, aux éditions Eyrolles.

Travailler avec le sketchnoting – A. Ajoun, Ph. Boukobza, I. Pailleau

Fonctionne avec Apprendre avec le sketchnoting, des mêmes auteurs et dans la même édition.

Après les sites internet et apprendre avec le sketchnoting, ce fut mon deuxième ouvrage acheté, lu, utilisé.

Pour rappel ou pour information, une sketchnote est une note graphique, visuelle, « gribouillée ».

Une première partie (la même que pour l’autre ouvrage) concerne les outils pour réaliser des sketch notes efficaces (la typologie, les flèches, les couleurs…), ce qui est indispensable pour comprendre comment organiser ses éléments et réaliser une sketchnote utile. Nous rappelons ici que la beauté n’est absolument l’objectif final !

La deuxième partie est la plus fonctionnelle du livre. Il s’agit de comprendre comment se servir des sketchnotes pour résumer, réfléchir, construire un projet, faire des présentations professionnelles… Les conseils pour passer de la sketchnote à l’infographie sont précieux dans ce chapitre du livre

Enfin, la troisième partie (similaire à celle de l’autre ouvrage) ravira les geeks et les créatifs puisqu’elle est concentrée sur les outils graphiques informatiques ou papier utilisables dans le cadre du skethnote. Mais comme pour le bujo, une simple feuille blanche, un stylo bic et des crayons de couleurs suffisent pour débuter.

Un des points forts de cet ouvrage est la mise en page de plusieurs exemples (liste non exhaustive) :

une double carte mentale comparant mind mapping et sketchnotes ; une sketchnote sur le #i4emploi ; une sketchnote pour définir une cible client ; une sketchnote sur l’approche agile ; une sketchnote sur comment communiquer efficacement sur les réseaux sociaux ; une sketchnote sur l’organisation d’une semaine …

Deux des auteurs ont écrit Apprendre autrement avec la pédagogie positive.

Matrice d’Eisenhower

Qu’est-ce ? 

La matrice d’Eisenhower est une méthode d’organisation des tâches, du travail à faire. Elle permet de les hiérarchiser en quatre catégories, selon leur degré d’urgence et d’importance.

(https://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Matrice_d’Eisenhower.png)

Pour quoi faire ? 

Une fois que vous avez listé votre travail à faire, en tant que prof ou comme élève, il faut ensuite savoir par où commencer, les hiérarchiser. La matrice est là pour vous aider. C’est un outil que j’utilise très régulièrement.

Les tâches sont à diviser. L’avancée de notre travail nous permet de voir un réel progrès, une progression.

Vous pouvez utiliser des couleurs différentes selon les matières, les classes… Utiliser celles de votre bujo (dans la légende) ou d’autres : à vous de personnaliser => il faut que cela vous fasse gagner du temps !

Comment l’intégrer à notre routine de travail ? 

On peut réaliser une matrice par weekend, par vacances, par jour de repos (c’est le cas sur la photographie de présentation), par soir de travail… La durée est variable et ne dépend que de nous. Elle peut être également utilisée pour un projet mais veillez à bien reporter les tâches sur vos vues mensuelles, hebdomadaires ou quotidiennes de votre bujo élève ou profs pour que le côté « urgent » ne se perde pas.  Attention également à ne pas trop charger la matrice afin de voir votre progression.

Fiche studiométrique

A quoi sert-elle ? 

Cette fiche (dont le premier usage est lié à l’apprentissage du vocabulaire) peut être utilisée par le professeur afin d’organiser ses interrogations et contrôles de connaissances ou par l’élève pour organiser son propre travail. 

Comment la préparer ? 

Au préalable, il faut établir une liste des connaissances :

  • Liste de mots de vocabulaire (anglais, français, matières à la fac…)
  • Liste de dates
  • Liste d’orthographe
  • Liste verbes irréguliers anglais
  • Liste des os du corps
  • Liste des chapitres à apprendre
  • Liste de formules mathématiques 
  • Liste de verbes à apprendre
  • Liste des éléments de chimie
  • Liste des articles du code civil …..

Une liste vierge peut ainsi être utilisée pour chaque projet (celle que je vous propose a 111 lignes vierges)

Une fois la liste d’apprentissage faite, on utilise la fiche studiométrique. Celle-ci se présente sous forme d’un tableau, avec des lignes et des colonnes de chiffres, comme ci-dessous. 

1

2

3 1

4 2

5 3

6 4

7 5 1

8 6 2

9 7 3

10 8 4

11 9 5

12 10 6

13 11 7 1

14 12 8 2

15 13 9 3

16 14 10 4

17 15 11 5

18 16 12 6

19 17 13 7

20 18 14 8

21 19 15 9 1

22 20 16 10 2

23 21 17 11 3

Pour en faciliter la lecture et l’utilisation, vous pouvez ajouter une date avant la première colonne, date à laquelle vous désirez soit fixer l’interrogation (pour les profs) soit réviser (pour les élèves). 

Comment la lire ? 

La première colonne signale la notion / date / définition / formule / partie du cours à apprendre. Les colonnes suivantes indiquent les notions / dates / définitions / formules / parties du cours à réviser. 

1

2

3 1

4 2

5 3

6 4

7 5 1

Ainsi, dans l’exemple ci-dessus, quand j’apprends la première notion, je n’apprends que celle-là, pareil pour la deuxième. Mais quand j’apprends la troisième, je dois aussi réviser la première. Si on suit la logique, quand j’apprends la septième, je révise les cinquième et première notions. 

Je vous propose ma Fiche studiométrique (correspondant aux 111 notions de ma feuille d’apprentissage vierge donnée plus haut), avec la possibilité de mettre une date dans la première colonne. 

Je teste ici en 3e !

Quelle efficacité ? 

Nous reviendrons sur la courbe de l’oubli mais pour connaître une leçon, il faut la réactiver régulièrement. Grâce à ce système, on n’a pas à se baser sur notre mémoire ou notre ressenti, et les révisions sont réparties également entre tous les cours. 

Une super exploitation en français pour les classes de 6e sur le site lettres modernes

Plastifier pour travailler

La plastifieuse !!! Quelle invention géniale !!! Alors, certes, il s’agit d’utiliser du plastique, mais pas pour un usage unique, et cela permet de ne pas jeter plus de feuilles que nécessaire lors des révisions ou du travail en classe.

Quel matériel ?

Personnellement, j’ai la plastifieuse d’Action, une quinzaine d’euros je crois, et des paquets de 10 feuilles à 0,99cts. Ça me suffit largement.

Pour écrire ensuite sur ces feuilles plastifiées, j’utilise dorénavant les crayons Woody qui s’efface avec un ligne humide. Mais les surligneurs ou les feutres pour tableau fonctionnent très bien. Attention à ne pas prendre de feutres permanents.

Pour faire quoi ???

Alors là !!!

> pour le travail sur document en classe : je plastifie la ou les feuilles et je peux réutiliser d’une année sur l’autre.

> pour l’autocorrection en classe : cela permet aux élèves de manipuler les corrections et à moi de les réutiliser l’année suivante.

> pour les révisions : on peut plastifier une carte de France, d’Europe, du Monde et ainsi positionner des repères et les effacer (le site de l’académie d’Aix est une mine pour les fonds de cartes) (consignes cartes 3e); la même chose est faisable pour une frise chronologique. On peut également plastifier un texte, extrait d’un roman ou d’un article, et souligner les natures de mots, les fonctions, les subordonnées… On peut aussi faire la trame de nos fiches de révisions pour les remplir encore et encore tout au long de l’année….

 

Je pense passer à côté d’autres utilisations, seule notre imagination peut nous limiter ! 

Leçons à Manipuler

Les LAM sont des leçons à manipuler : c’est à dire qu’il y a du découpage, du pliage à faire pour les réaliser mais également pour les utiliser. Elles peuvent être utiliser dans toutes les matières.

Pour réviser : cela permet surtout aux élèves kinesthésiques, c’est à dire qui doivent manipuler, de s’épanouir. Le plus long est de trouver les pliages et les formes adéquats.

je vous propose mes idées de LAM :

  • la feuille de fond qui sert à coller les éléments en histoire
  • la feuille de fond qui sert à coller les éléments en géographie
  • les découpages pour le vocabulaire histoire ou géographie
  • les découpages pour les évènements en histoire
  • la forme book en géographie
  • la forme éventail méthodologie

En situation d’enseignement, cette méthode pose encore problèmes :

  • d’abord l’organisation : faire découper 30 élèves en même temps, même en 3e, selon les bonnes lignes …. c’est un casse tête
  • ensuite dans le cahier : cela crée du relief, il faut pouvoir écrire dessus une fois la page tournée…
  • MAIS je pense que ça reste quelque chose à faire, peut être en affichage en A3 en classe, avec une réflexion autour du poids des pliages ou des collages pour que l’affiche reste au mur.

Le temple des formes à découper / imprimer pour vos LAM ===> ICI !!!

Ces LAM sont adaptables, exportables sur Genially (un chantier qui m’attend encore)

Cartes mentales

Présentation

Les cartes mentales sont utiles pour réviser , pour faire un brouillon ou encore pour vous organiser dans votre travail. Elles peuvent également être utilisées pour faire un cours, comme trace écrite ou pour répondre à des questions sur document(s).

Méthodologie 

Une carte mentale doit être construite autour d’un thème/sujet principal : le nom de votre chapitre ; le sujet d’un devoir ; un mot…

Ensuite, à ce thème principal, il faut lier des idées fortes, desquelles sont issues des exemples, des petites idées liées….

Le danger est de ne pas trouver des idées assez fortes et donc de multiplier des branches qui pourraient être réunies OU de trouver des idées trop vagues et donc ne développer qu’une seule branche.

N’hésitez pas à utiliser des couleurs !!

Verbes de consigne

Dans les questions en histoire géographie, le verbe de consigne est primordial. Il indique clairement ce qu’on attend de vous.

Ainsi, si « citer » vous est demandé et qu’il n’y a aucun guillemets dans votre réponse, n’attendez aucun points pour votre réponse.

La liste suivante (en pdf) regroupe les principaux verbes de consignes :

  • argumenter : il faut convaincre, apporter des faits, des idées, des exemples ; il faut prouver.
  • citer : il faut recopier ce qu’il y a dans le texte avec des guillemets ; penser à mettre une phrase introductive avant la citation
  • décrire : dire ce que l’on voit (la méthode de la description à télécharger en pdf)
  • expliquer : répondre à pourquoi ? comment ?
  • justifier : expliquer votre réponse en vous appuyant sur un élément du document ou de vos connaissances
  • illustrer : donner un ou des exemples
  • localiser : dire où se trouve le lieu
  • situer : dire où se trouve le lieu avec les points de repères géographiques (continents, points cardinaux…)
  • raconter : rédiger un texte organisé pour répondre à la question (sur une situation, un évènement, le fonctionnement d’un lieu…)
  • rédiger : faire des phrases complètes